Ce que j’emmène avec moi du livre « Les vertus de l’Echec – Charles Pépin – Allary Editions »

Ce que j’emmène avec moi du livre « Les vertus de l’Echec – Charles Pépin – Allary Editions »

septembre 10, 2019 0 Par Catherine Dumas

La culture de l’erreur protège du sentiment d’échec. Plus que l’échec en soi, c’est le sentiment d’avoir échoué qu’il faut remettre en cause !! Au fond, ce qui transforme une erreur « normale » en échec douloureux, c’est le fait de mal la vivre. 

Les scientifiques n’ont pas ce problème car leur métier de « chercheur » intègre l’idée de l’erreur.

Proverbe : « l’erreur est humaine, la reproduire et diabolique ».

« Quand un de mes collaborateurs se plante une fois, je luis dis bravo, mais s’il se plante une deuxième fois de la même façon, je lui dis que c’est un con » : phrase qui peut sembler méprisante mais qui finalement est très sage !  

Types d’échec et leurs vertus : 

  • Ceux qui induisent une insistance de la volonté (joueurs de tennis)  
    • ceux qui nous donnent la force de persévérer dans la même voie (la chanteuse Barbara faisait d’abord la plonge dans un restaurant et ses premiers récitals n’ont eu aucun succès)
    • ceux qui nous rendent plus combatifs
  • Ceux qui en permettent le relâchement(Serge Gainsbourg peintre puis chanteur) 
    • ceux qui nous donnent l’élan pour en changer
    • ceux qui nous rendent plus sages 
    • ceux qui nous rendent plus disponible pour autre chose

L’échec permet de se remettre devant des choix et d’agir : 

  • Ray Charles a perdu la vue à 7 ans, sa mère à 15 ans. Il a assisté à la noyade de son frère, ses épreuves l’ont mis devant un choix : 
    • Entre s’installer au coin d’une rue et faire la manche, 
    • Tout faire pour devenir musicien « je suis aveugle, mais on trouve toujours plus malheureux que soi »
  • Il a su d’abord accepter puis faire la différence entre : ce qui ne dépend pas de lui (cécité, noyade) et là où il avait la possibilité d’agir 

Sur l’erreur comme seul moyen de comprendre : 

  • Différence entre l’homme et l’animal : L’animal n’a pas trop droit à l’erreur, son instinct doit être plus sûr et « automatisé » pas l’homme. 

La notion d’erreur en groupe : 

  • « Quand vous jouez une note, seule la suivante permettra de dire si elle était juste ou fausse » Miles Davis 
  • Quand on est en groupe on est davantage dans la pression sociale, du ce qui se fait, peut se faire : la peur de l’erreur comme frein à la créativité. A cause du groupe on reste dans les clous.