Saut de page sur des idées intéressantes dans le « petit traité d’impertinence constructive » – d’Agnès Muir-Poulle

Saut de page sur des idées intéressantes dans le « petit traité d’impertinence constructive » – d’Agnès Muir-Poulle

septembre 10, 2019 0 Par Catherine Dumas
  • Sur le Leadership : 
    • P.6 – Le leader peut avoir sa propre opinion mais il se doit de permettre l’expression de toutes les idées. Son rôle est de décider et ce n’est pas incompatible avec la liberté de parole.
    • P.76 – Le leader évitera l’utilisation des mails pour s’exprimer négativement sur le travail d’une personne. Et surtout ne dira pas gentiment bonjour en passant pour que le salarié trouve le mail incendiaire dans sa boîte mail. 
    • P.77 – les 4 stades de conscience de sa compétence : 
      • Incompétent inconscient : Je ne sais pas que je ne sais pas 
      • Incompétent conscient : Je sais que je ne sais pas 
      • Compétent inconscient : Je ne sais plus tout ce que je sais 
      • Compétent conscient : Je sais ce que je sais 
    • P.102 – La pollution de l’entourage professionnel et les effets de la contagion émotionnelle négative. 
    • P.106 quand les salariés posent peu de questions et remettent peu de choses en cause, ils ont tendance à mieux s’entendre et à travailler plus efficacement. Cela leur rend la tâche plus facile. Cette « stupidité fonctionnelle » « lobotomisation » sert à maintenir l’ordre social et à faciliter le plan de carrière de ceux qui se conforment.

Tout va bien, tant qu’il n’y a pas crise ! Dès lors qu’il y a crise et éventuellement demande d’adaptation à un changement cela devient difficile. 

p.150 – les mots « autorité » et « pouvoir » sont associés pour beaucoup à des connotations négatives. Pourtant l’autorité n’est pas de l’autoritarisme et le pouvoir n’est pas le pouvoir sur…(donc la capacité de contrôler et de changer les autres contre leur gré) 

– p.158 – Croire que l’on peut changer l’autre est un leurre. Ce que vous allez pouvoir faire c’est modifier la relation. Ne vous amusez pas à penser à la place de l’autre.

– p.164 – le mail est un média écrit asynchrone qui comporte tous les risques d’interprétation par le récepteur. Le mail rédigé pour se protéger est révélateur du climat de méfiance qui règne. 

– p.163 – les étapes pour faire évoluer son comportement :

1) Avoir conscience de ce qui pose problème

2) Avoir envie d’évoluer 

3) savoir pourquoi et comment agir différemment

4) s’entrainer 

5) recevoir du feedback constructif pour pouvoir s’autoévaluer 

6) persévérer

  • P.171 : avant une réunion avec un salarié qui s’annonce difficile, il faudrait se détendre avec un petit film humoristique par exemple. Cela développe les émotions positives et ainsi vous serez davantage à même de développer des solutions simples et créatives face à une situation bloquante ou bloquée.
  • P. 174 : un chef qui crie, c’est normal une assistante elle déconne totalement ! 
  • P.196 : pourquoi il est avantageux de garder son problème : 
  • Nous avons su susciter l’adhésion autour de nous sur des critiques négatives. 
    • Nous avons développé notre imagination sur des hypothèses sans les vérifier. 
    • Nous avons érigé plein de bonnes raisons de ne pas agir autrement.
    • Nous n’avons pas remis en question notre carrière professionnelle et nous nous sommes ainsi économisé
    • Nous nous sommes fait plaindre. 
  • P.217 : A force de se plaindre on rend les autres sourds.
  • P.226 : Savoir exprimer une demande et ses besoins clairement : 
    • Vous êtes libre cet après-midi (ça sent le piège !). Exprimez clairement de quoi il va s’agir même si l’entretien pourrait être un entretien de recadrage et que vous aurez la visite d’un DP accompagnant. 
  • P.229 : Ne pas entrer de suite dans le vif du sujet. 

Après des pages voici des phrases : 

  • André Lachman, président du conseil de surveillance de Schneider Electric. La confrontation n’est pas le conflit, l’initiative n’est pas l’indiscipline. Les anxieux sont anxiogènes. Ne nous laissons pas happer par les anxieux. 
  • André Spicer et Mats Alvession de l’université de Lund en Suède ont mis en évidence le phénomène de la « stupidité fonctionnelle » et son lien avec les scandales financiers en 2012 prônant l’attidude : « n’y réfléchissez pas, faites-le ». 
  • PDG de Harley Davidson : « les gens ne s’opposent pas au changement, ils s’opposent à ce qu’on les change ».
  • Non sans humour, Winston Churchill disait « en politique, il faut être capable de prédire ce qui se passera demain, la semaine d’après, le mois d’après et l’année d’après. Et il faut ensuite être capable d’expliquer pourquoi ça ne s’est pas passé comme prévu. »
  • « La seule chose vouée à l’échec est celle qu’on ne tente pas » Paul-Emile Victor

SOURCES intéressantes 

  • Jean-Luc Muller, Le pouvoir dans les relations quotidiennes. Paris, Pocket, coll. « Pocket 
  • Rifkin J. Une nouvelle conscience pour un monde en crise. Vers une civilisation de l’empathie, Paris, les liens qui libèrent, 2011
  • Psychologue Carl Rogers : l’art de la reformulation 
  • David Kolb : analyse de l’expérience 
  • Jaffelin E. : Petite philosophie de l’entreprise, Paris, François Bourin Editeur 2012